vendredi 21 février 2014

Une ténébreuse affaire


Par Alain Hayot,

Ce qui se passe en Ukraine depuis plusieurs mois et qui a pris un tour dramatique  ces jours-ci avec des dizaines de morts reste difficilement compréhensible à beaucoup de nos concitoyens. Les grands médias audiovisuels, s’alignant sur le jeu trouble de l’Union européenne, entretiennent cette confusion avec un discours quelque peu simpliste. A les entendre il y aurait d’un côté les gentils qui veulent que leur pays adhère à l’Europe et de l’autre les méchants qui veulent demeurer sous la botte de l’Union Soviet… pardon, de la Russie.

Ukraine et Peuples en proie au capitalisme mondialisé


Leur place de l'Indépendance s'appelle la vallée du Mzab. Nous sommes aux portes du Sahara algérien à Ghardaïa. Depuis deux mois, des affrontements y opposent les Arabes aux Mozabites avec les assauts de ces berbères musulmans à coups de cocktails molotov et de pierres. Les habitants du quartier arabe ont fui les maisons pillées, incendiées. Tout a commencé en décembre. Une manifestation de demandeurs de logements a mal tourné. Des jeunes arabes s'en sont pris à un commerce tenu par un Mozabite. Bilan 5 morts. Le clivage entre nos deux sociétés est ancestral. Mais là, autre chose est en marche dit un vieil homme. L'écrivain francophone Yasmina Khadra, candidat à l'élection présidentielle d'avril prochain en Algérie, affirme que son pays est au bord de l'insurrection. L'Algérie dit-il, est une comète qui risque de se désintégrer. En écho à l'Ukraine, il y a la Centre-Afrique, le Mali, la Lybie, l’Egypte, la Turquie, la Thaïlande, le Cambodge, le Bangladesh et enfin l’opération des USA au Vénézuéla. Avec un mot qui revient à chaque fois, comme la cause de tous les maux : capitalisme. Et pendant ce temps, l'horreur est à Kiev. Eh bien, voilà, c’est fait, la tragédie s’est enclenchée. Cette guerre civile qu’on sentait poindre depuis novembre, qui montait toujours plus dans toujours plus de violences et de sang a connu sa première journée hier car ce sont de vraies scènes de guerre qui ont ensanglanté Kiev en cette épouvantable et si meurtrière journée du 20 février 2014.

Municipales en mode d’emploi...


Le Front national recule, la gauche profite d’un regain de mobilisation. Si les résultats du premier tour des municipales, le 23 mars, reflètent le rapport de forces mesuré par notre enquête CSA, l’opposition sera en mesure d’effacer sa défaite de 2008. Même si, à 46 % d’intentions de vote, elle reste au même niveau qu’en janvier alors que la gauche, elle, progresse de deux points, passant de 41 à 43 %, à la faveur d’un regain de mobilisation de l’électorat. Il y a six ans, les listes de gauche avaient obtenu au total 47,6 % des suffrages exprimés au premier tour. Incontestablement, le contexte national et plus particulièrement le mécontentement dont pâtit aujourd’hui l’exécutif influent sur le rapport de forces politiques. Élément encourageant partiel pour une UMP en perte de crédibilité auprès de son électorat : qu’elle parte en liste commune avec le centre - le cas de figure le plus fréquent - ou qu’elle doive affronter une concurrence UDI ou MoDem, elle fait preuve d’une bonne résistance, alors que le Front national devrait être en mesure de présenter un nombre de listes significativement plus élevé qu’en 2008. Dans la première enquête nationale CSA sur le match des municipales, réalisée du 17 au 21 janvier, le FN atteignait 9 % des intentions de vote. Ce mois-ci, il recule d’un point, à 8 %. Étant donné la marge d’erreur, cette baisse doit être relativisée. Tout au plus peut-on constater qu’il ne profite pas des polémiques sur les sujets sociétaux qui ont enflammé la rue ces dernières semaines.

La Poste déclare un lourd déficit de Service Public, d’Emplois et de Pouvoir d’achat…


Des résultats financiers 2013 en trompe l’œil qui nécessitent l’urgence d’une autre politique au sein du groupe La Poste. En effet, La Poste a affiché en 2013 un bénéfice net de 627 millions d'euros. Ce résultat est en hausse de 31% par rapport à l'année précédente. Faute de volonté de développer et moderniser le Service Public Postal en fonction des besoins des populations, ce ne sont pas les volumes de courriers qui se sont envolés, ni la fréquentation des bureaux de poste qui a explosé, c'est une mesure gouvernementale qui a rapporté gros : le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi. L'effet très peu positif du CICE pour le Service Public Postal… Le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) voté fin 2012, permet aux entreprises de réduire leurs impôts pour les aider à restaurer leur fameuse compétitivité. Au final, le CICE aura rapporté à la Poste et à ses actionnaires en 2013 une bouffée d'argent chiffrée à 297 millions d'euros. La situation en Europe est encore loin d’être stable. Il aura fallu 6 longues années pour qu’enfin la France retrouve son niveau de richesse d’avant la crise. En 2013, le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) a donné un sérieux coup de pouce aux actionnaires de La Poste. L'entreprise publique, plus gros employeur de France, affiche un bénéfice net annuel en hausse de 31%. Les syndicats réclament leur part, en emploi et en salaire. Le Droit à la Communication se pose avec encore plus d’acuité !

jeudi 20 février 2014

Ukraine, c’est assez !


Regain de violence à Kiev, où de nouveaux affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont éclaté jeudi matin. Moins de 24 heures après l'annonce d'une trêve par le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, et alors que des chefs de la diplomatie française, allemande et polonaise sont à Kiev ce jeudi, des affrontements violents ont éclaté en début de matinée entre manifestants et forces de l'ordre, faisant vraisemblablement de nouvelles victimes. La répression qui frappe les manifestants de Kiev suscite une émotion légitime. Il importe avant tout de stopper la violence. Car ces violences ne se sont pas produites dans un lointain pays ou même aux marges de l’Europe mais en plein cœur du continent, dans un pays plus grand que la France et que bordent l’Union européenne à l’Ouest et la Fédération de Russie à l’Est. Mais cela n’interdit pas de s’interroger sur la façon dont l’événement est raconté.

mercredi 19 février 2014

L’Unité est un combat … d’Idées


Piqué au vif par des amis sur la question de l’Unité du Front de Gauche, il nous est apparu évident de revenir sur certaines idées ou questions fondamentales. Ainsi, l’Union du Front de Gauche ne peut et ne doit pas être une union de combat menée sur les réseaux sociaux ou à la base, par certains militants du Parti de Gauche, et au sommet par Jean-Luc Mélenchon et son attelage. Elle doit être une Union modérée, basée sur une approche constructive des divergences politiques et idéologiques surgissant entre les partenaires du Front de Gauche, c'est-à-dire une « Union de débat ». La forme du combat pour l’Union doit-être le débat d’idées. L’Union, pour être durable et créer les conditions de la victoire, doit être une union populaire réalisée par les partis et en dehors des partis, à la base comme au sommet. Pour l’instant le leader du Parti de gauche se plaît à laisser planer les ambiguïtés sur son alliance avec le PCF aux élections européennes.

Les Tuniques bleues ne veulent plus se mettre au Vert !


L'amitié entre deux François. Le premier c'est bien François Hollande, Normal 1er, le second ce n'est pas le pape, mais François Pinault, 77 ans, un très proche de Jacques Chirac. C'est « Le milliardaire qui murmure à l'oreille de Hollande ». « Hollande a un rapport quasi paternel avec lui, dit un proche de l'ex grand patron. Pinault est capable de l'engueuler c'est touchant ». Echanges de SMS, rencontres régulières. François Pinault est au courant de la liaison entre le président et Julie Gayet depuis le début. Le couple a diné à plusieurs reprises dans son hôtel particulier parisien. Normal 1er est soupçonné d'avoir facilité l'implantation de Christie's, la maison d'enchères de Pinault, à Shanghai. En pleine offensive de charme du président en direction des patrons, il ya cette affirmation assassine : « Hollande vise une médaille d'or en tapinage artistique ».

Quel Service Public dans la métropole ?


Lettre ouverte aux candidats par Fabrice Aubert, Economiste,

Dernières élections municipales ? Avec la mise en place de LA METROPOLE, ce sont, sans doute, les dernières élections municipales et Départementales que nous allons connaître. D’où la nécessité de s’interroger sur le devenir du service public dans le cadre de ce « monstre bureaucratique » en devenir (il suffit de regarder la carte pour comprendre) qui va émerger et interpeller les candidats sur leurs objectifs. D’où le besoin de dresser, au préalable un diagnostic économique et social de la ville et du Département. 8 millions d’euros par an ont été votés par M.P.M pour la location annuelle d’un immeuble de 12 étages visant à regrouper l’ensemble des managers de la METROPOLE. Implanté à la Joliette, à côté de la C.M.A-C.G.M. C’est la mobilité obligatoire des cadres. C’est « constructa », groupe immobilier à Marseille qui récolte les bénéfices de ce énième placement immobilier.

Reculs du gouvernement et calculs politiciens


L’incroyable reculade du gouvernement sur la loi Famille est, si on peut le dire ainsi, une triple faute et une erreur. Une faute au regard des attentes du peuple de gauche, une faute éthique, une faute idéologique. La loi sur la famille en préparation n’avait rien à voir avec les délires de la droite et de l’extrême droite qui étaient dans la rue. Elle visait à apaiser les conflits et les tensions que connaissent des milliers d’enfants ou de couples dans des familles adoptives ou recomposées, faute de statuts et de droits. Les manifestants, eux, voulaient absolument y voir une prétendue « familiophobie » du gouvernement, reprenant la rumeur insensée de l’enseignement à l’école d’une théorie du genre, qui voudrait faire des filles des garçons, ou l’inverse, généraliser l’homo­sexualité, voire la pédophilie.

Février 34, février 2014, le besoin d’une gauche debout


L’histoire ne se répète jamais. Mais puiser dans le passé offre matière à éclairer le présent. Il y a quatre-vingts ans, le 6 février 1934, l’extrême droite, qui bat le pavé parisien depuis plusieurs semaines déjà, réussit une démonstration de force. « Juifs dehors, République pourrie… » scandent les manifestants. L’événement est resté gravé dans les mémoires comme une date de basculement de l’histoire.  Le contexte est propice à un coup d’État, qui est évité de peu. Depuis le crash financier de 1929, la crise économique frappe dur sur les ménages. De lourdes affaires de corruption touchent le gouvernement et décrédibilisent le pouvoir. La gauche est divisée, les syndicats aussi. Depuis un an, Hitler est devenu chancelier du Reich et l’ombre du fascisme s’étend sur l’Europe.

mardi 18 février 2014

Un jour, une grève…


(Luigi Borsa)

Grand sursaut à Gauche ?


Pierre Laurent vient d’appeler à une grande marche pour un sursaut de la gauche en disant que « c'est à notre portée ». Les conditions pour un grand sursaut de la gauche face aux mobilisations  de la droite et de l'extrême droite, face aux choix d'austérité du gouvernement et au pacte de responsabilité, se dessinent. Des forces diverses y travaillent. Il avait déjà lancé pour sa part, lors de la venue d'Alexis Tsipras à Paris, l'idée d'une grande marche contre l'austérité en France et en Europe le 12 avril. Alexis Tsipras a dit son accord pour y participer. Clémentine Autain a proposé une réunion unitaire pour préparer une grande manifestation de rue. Le Front de gauche travaille à un appel de rassemblement large. La gauche du PS et les écologistes ont, quant à eux, marqué dans des déclarations récentes de fortes réserves sur le pacte de responsabilité et dit leurs inquiétudes sur l'évolution de la situation politique.

Reculs du gouvernement et calculs politiciens


L’incroyable reculade du gouvernement sur la loi Famille est, si on peut le dire ainsi, une triple faute et une erreur. Une faute au regard des attentes du peuple de gauche, une faute éthique, une faute idéologique. La loi sur la famille en préparation n’avait rien à voir avec les délires de la droite et de l’extrême droite qui étaient dans la rue. Elle visait à apaiser les conflits et les tensions que connaissent des milliers d’enfants ou de couples dans des familles adoptives ou recomposées, faute de statuts et de droits. Les manifestants, eux, voulaient absolument y voir une prétendue « familiophobie » du gouvernement, reprenant la rumeur insensée de l’enseignement à l’école d’une théorie du genre, qui voudrait faire des filles des garçons, ou l’inverse, généraliser l’homo­sexualité, voire la pédophilie.

Gâchis capitalistes la preuve par Sanofi


Le président de la République est parti aux États-Unis avec le président du Medef, Pierre Gattaz, à ses côtés. Les deux hommes, accompagnés de nombreux chefs d’entreprise, ont fait la tournée des marchés, en bon VRP d’un monde économique où la loi de la concurrence et la course aux profits s’imposent contre le plus grand nombre.