A l’initiative de la CGT, un rassemblement s’est tenu mercredi 22 décembre au matin à Vitry sur Seine pour protester contre la venue de Sarkozy en visite aux Restos du Cœur. Deux cents personnes dont de nombreux communistes du Val-de-Marne étaient présents sur place, parmi lesquels Alain Audoubert, Maire de Vitry, Pierre Gosnat Député-Maire d’Ivry et des conseillers généraux. Face à ce rassemblement pacifique, un dispositif policier disproportionné encerclant les participant-es pendant deux heures.
A quelques jours de Noël, Sarkozy fait semblant de se déguiser en Père Noël et d’apporter une attention aux Restos du Cœur.
Quelle hypocrisie, quel culot, quelle provocation, quand lui fréquente le Fouquet’s à longueur d’année !
Donc près de 200 personnes mobilisées par le Parti communiste et la CGT ont manifesté, hier, devant la gare RER à Vitry-sur-Seine, en marge de la venue de Nicolas Sarkozy aux Restos du cœur. Manifestation émaillée de quelques incidents, car les policiers ont refoulés les manifestants afin que le président des riches puisse faire son énième numéro de cirque politicien.
La veille, le président communiste du conseil général, Christian Favier, s’était élevé contre cette visite, estimant que Sarkozy « cherchait à se refaire une virginité sociale ».
Dans la manifestation, aux cris de « dans nos quartiers, Sarko, t’es pas le bienvenu », élus, militants et sympathisants affichaient la même opinion. « C’est indigne que le président fasse sa campagne sur le dos des Restos du cœur, lance Hélène Luc, ancienne sénatrice communiste, une campagne avec des gens qui n’ont pas à manger et qui sont ses victimes. »
Jugeant cette visite « particulièrement déplacée », Pierre Gosnat, député-maire communiste d’Ivry, s’enflamme à son tour : « Que le président vienne, cela ne me gêne absolument pas, mais qu’il évite tout contact avec la population, là, cela ressemble beaucoup plus à un coup politique. Après dix ans de gouvernement de droite, il est mal placé pour venir compatir avec les pauvres. Il est le président du Fouquet’s, pas le président des Restos ! »
Il n’y a jamais eu autant de pauvres en France, jamais autant d’inégalités, de familles qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois, jamais autant de bénéficiaires des Restos du cœur. La faute à qui ? A une politique de droite, à une politique de classe qui privilégie les plus riches et affame les plus pauvres.
Citons les dernières mesures du gouvernement, qui dans un contexte de crise, vont encore aggraver la situation : hausse de la TVA, taxe sur les mutuelles, chasse à la fraude sociale, augmentation des tarifs du gaz et de l’électricité, etc.
De même, rappelons que le gouvernement a choisi de baisser de 35 % des crédits de l’hébergement d’urgence dans le département et de supprimer 500 nuitées hôtelières tandis que les expulsions locatives se multiplient du fait de loyers trop chers et de salaires trop bas.
Donc Monsieur Sarkozy n’était pas le bienvenu dans le Val-de-Marne, ce département solidaire là où une véritable politique sociale est mise en œuvre : comme chaque année, le département a distribué, il y a quelques jours, 70 000 chèques solidarité, et aura apporté une aide à l’énergie pour 27 000 foyers en difficulté. C’est un véritable choix politique, qui est la marque de fabrique du Val de Marne, un département de résistance face aux politiques libérales. C’est d’autant plus un choix quand on sait que l’Etat a une dette de 400 M€ envers le conseil général (gel des dotations, transferts liés à la décentralisation non compensés, etc.).
Les élu-es et les militant-es communistes annoncent qu'ils continueront dans les mois à venir à dénoncer cette imposture et à chasser la droite du pouvoir en faisant connaître leurs propositions, pour un espoir à gauche et pour le peuple.

2 commentaires:
"Les larmes de crocodile de Nicolas Sarkozy" (Christian Favier)
Alors que 8 millions de Français sont sous le seuil de pauvreté, le Président- candidat UMP, Nicolas Sarkozy cherche à se refaire une virginité sociale par une visite aux Restos du Cœur de Vitry-sur-Seine .
Cette opération médiatisée ne saurait effacer la dureté des mesures qu’il réserve aux Français et à nos concitoyens les plus démunis, aux familles populaires, aux salariés aux revenus modestes et moyens.
C’est à eux qu’il adresse la facture de la crise, alors qu’il continue à gaspiller l’argent public pour ses amis les riches et les spéculateurs.
La liste des mauvais coups est impressionnante.
Augmentation générale des impôts les plus injustes (TVA, taxe sur les contrats santé des mutuelles…), en euro constant diminution des allocations logements de 1,2% et revalorisation reportée au 1er avril 2012, diminution du RSA, hausse vertigineuse des tarifs du gaz et de l’électricité, salaire minimum de la fonction publique inférieur au SMIC lequel n’a bénéficié d’aucun « coup de pouce » à la date de sa revalorisation.
Les victimes de la crise et les pauvres sont stigmatisés en permanence comme les principaux responsables des déficits sociaux sous prétexte de « chasse aux fraudeurs », alors que tous les rapports officiels pointent certaines entreprises comme responsables principales des pratiques de travail au noir, de dissimulation des bénéfices, de sous déclaration des accidents de travail, et de fraudes aux cotisations sociales.
Le logement social, l’hébergement d’urgence, l’accès aux soins sont dans une situation catastrophique après cinq ans de sarkozysme.
La saignée de l’Education nationale se poursuit avec plusieurs centaines de postes supprimés dans l’Académie de Créteil.
Les effectifs dans les commissariats et la police de proximité sont sacrifiés, les moyens alloués à la justice sont insuffisants et notamment ceux destinés à prévenir la délinquance des mineurs.
Les visites du Président candidat ne tromperont personne. Il est temps qu’un grand souffle démocratique mette fin à cette mascarade et à toutes ces gesticulations médiatiques.
Christian Favier, Sénateur, Président du Conseil général du Val-de-Marne
Quand le Président se déplace, la répression est en place !!! (CGT 94)
L’union départementale CGT du Val-de-Marne, qui avait appelé ce matin avec d’autres organisations à un rassemblement pour dénoncer l’opération de communication du Président Sarkozy en visite dans un centre des restos du coeur à Vitry-sur Seine, condamne fermement l’accueil et les méthodes disproportionnés et musclés que les forces de l’ordre ont réservées aux salariés, militants et élus politiques présents.
Encerclés dès les premières minutes, parqués comme du bétail durant près de deux heures sur le parking de la gare des Ardoines, provocations et bousculades policières en tout genre, tout aura été imaginé et entrepris par le pouvoir en place pour étouffer la colère, museler et isoler cette action de contestation. Une méthode et un comportement qui ressemblent comme à s’y méprendre aux dispositifs déployés ce matin sur les aéroports pour remplacer les grévistes par les forces de l’ordre et ainsi briser la grève.
Pour l’UD CGT, la cible retenue par le président Sarkozy pour justifier son déplacement dans notre département relève d’une véritable provocation. Dans le Val-de-Marne, comme dans le pays, les salariés savent précisément combien la politique qu’il impulse, avec la complicité du patronat, est synonyme de destruction des droits sociaux, de
nivellement par le bas des niveaux de vie, d’explosion de la précarité, d’envolée du chômage et de misère sociale.
Il faut être adhérent à l’UMP ou au MEDEF pour ne pas reconnaître les dégâts économiques et sociaux que provoquent tous les jours, dans le monde du travail, les choix politiques du Président et de sa majorité !
Comme l’a récemment rappelé l’INSEE, le fossé ne cesse, en effet, de se creuser entre les huit millions de familles vivant en dessous du seuil de pauvreté, parmi eux, un nombre toujours plus grandissant de salariés, et le 1% de la population la plus riche, dont les revenus en hausse, ne connait pas la crise. Bouclier fiscal, réforme de l’ISF, défiscalisation des heures supplémentaires contre le gel des salaires, démantèlement des services publics, désindustrialisation, dynamitage de la protection sociale.., démonstration est amplement faite que ce pouvoir a depuis longtemps choisi son camp : prendre aux pauvres, piller les richesses du travail pour donner davantage aux riches !
Tout en orchestrant une politique de rigueur génératrice de chômage, destinée à comprimer toujours davantage les salaires et à instituer la précarité comme norme sociale, le Chef de l’Etat, dans la même veine et mascarade qu’aujourd’hui à Vitry, annonce un nouveau sommet social sur l’emploi le 18 janvier prochain. Dans la poursuite des journées d’actions unitaires des 11 octobre et 13 décembre dernier contre COMMUNIQUE DE L’UNION DEPARTEMENTALE CGT DU VAL-DE-MARNE l’austérité et pour une autre répartition des richesses, la CGT appelle à mettre ce sommet sous la surveillance et la mobilisation des salariés pour ne pas que celui-ci ne se traduise à nouveau par de nouvelles régressions pour le monde du travail.
Sans attendre, dans l’objectif d’amplifier les résistances et ripostes à l’offensive du patronat et du gouvernement, l’UD CGT appelle également l’ensemble des salariés,
associations et organisations du département à mettre partout en débat la perspective d’une marche départementale des luttes, contre l’austérité et le progrès social qui
pourrait avoir lieu le 17 février prochain.
Créteil le 22 décembre 2011
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