Le 18 Janvier 2012, les « partenaires sociaux » sont convoqués à un supposé « sommet social ». L'Emploi d'un sommet pour plus de flexibilité des salariés. plus de 5,2% en un an. Le taux de chômage bat des records. La barre des 3 millions de chômeurs n'ayant pas du tout travaillé dans le mois pourrait être franchie au printemps prochain. Le sommet à contre-emploi du 18 janvier devrait être mis à profit par le gouvernement pour instaurer toujours plus de flexibilité et d'une TVA qui n'a de social que le nom. Mais de qui se moque Nicolas SARKOZY ?
Au
moment même où les réunions bilatérales avaient commencé avec Xavier BERTRAND,
en vue de la préparation de ce sommet « social », le Premier Ministre annonçait
de son côté qu’un projet de loi sera examiné en février et le Parlement
convoqué en session extraordinaire.
Or, sur
la TVA « sociale », le Ministre du Travail affirme qu’aucun dispositif précis
n’est déterminé. A quoi va réellement servir le sommet dit social ? Ne
s’agit-il pas tout simplement d’un nouveau plan de communication du président …
ou sommet antisocial.
Cette
mesure est une arnaque, une mesure antisociale. L’augmentation de la TVA aura
un effet négatif sur le pouvoir d’achat de toute la population. De plus, la
TVA, dont l’impact est plus fort pour les bas revenus que pour les hauts
revenus, est particulièrement inégalitaire. Cela va aussi réduire la croissance
et amplifier la crise. L’instauration de cette TVA antisociale ne vise qu’à
répondre à une préconisation patronale de transférer 80% de cotisations
sociales sur le contribuable et le consommateur.
Il y a
d’autres solutions pour sortir de la crise, entre autre : revaloriser les
salaires, les pensions et les minima sociaux ; réformer la fiscalité en
profondeur ; contrôler les aides publiques aux entreprises ; supprimer les
exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires.
Dans la
crise de 2008-2009, la politique prétendument de soutien et de relance conduite
par la droite a visé essentiellement à redresser la rentabilité des capitaux
contre l'emploi et les salaires. Sous le prétexte de réduire la dette publique
il y a la volonté d'accroître les prélèvements privés.
Face au
chantage sur les droits sociaux, la CGT appelle les salariés à faire du 18
janvier prochain une journée d’action interprofessionnelle en se mobilisant
sous toutes les formes, pour se faire entendre du patronat et du gouvernement.
Ce sommet censé répondre à la crise, interroge sur le
sens des mots utilisés, car de quelle crise parle-t-on ???
Dans une France en récession, le CAC 40 s'éclate sans
complexe !
Plus d'un tiers des emplois du CAC 40 sont aujourd'hui
dits précaires (CDD, stages et temps partiels)...
UNE ORGIE FINANCIERE POUR LES UNS : Le quotidien « les Echos » proche du
patronat, vend la mèche. Pour la distribution des dividendes, tout se passe
comme si la crise n’existait pas. Pour le capital, c’est Noel tous les jours.
Le'ss dividendes qui seront versés cette année par les ténors du CAC 40 (au titre
des résultats de l'exercice 2011) devraient atteindre 37,4 milliards d'euros
sur un total de 86 milliards de bénéfices. Le total de ces dividendes
équivaudrait à peu près aux deux tiers de la charge de la dette de l'Etat
prévue dans le budget pour 2012. Une manne qui serait en baisse par rapport à
celle versée en 2011 (40,2 milliards d'euros de dividendes) mais supérieure aux
récoltes de 2008 et 2009 (respectivement 37,8 et 35,4 milliards.
31% des hausses des dividendes,
+ 34% pour les rémunérations des grands patrons : Le coût salarial de la haute nomenklatura
patronale, adhérente au MEDEF, devient insupportable. Les salarié-e-s, elles et
eux, n'ont eu droit qu'à la portion congrue, la masse des rémunérations qui
leur ont été versées n'a crû en effet que de 13% durant cette même période, et
si les effectifs de ces grandes entreprises ont progressé de 10%, essentiellement
entre 2006 et 2008.
…AUSTERITE POUR LES AUTRES : Pour la grandes masse des « producteurs associés » (ingénieurs, cadres, techniciens,
ouvriers, employés, jeunes, retraités), qui sont les vrais créateurs de
richesse, vos actions, cachées derrière « le
marché libre et non faussé » et sa « main invisible de la compétitivité » sont d’une violence inouïe
qui confine à la délinquance sociale,
détruisant l’ensemble de nos rapports sociaux (salaires, emplois, protection
sociale). Et c’est pas tout…/…
DERRIERE LES EMPLOIS DETRUITS… Il n'y a jamais eu autant de chômage, jamais eu
autant de dette publiques (dixit le gouvernement), jamais eu aussi peu de
croissance, pour ne pas dire récession (prévue par l’I.N.S.E.E), ceci est
directement la conséquence des choix politiques faits depuis trente ans,
confirmé par le Président de la république lors de ses vœux du 31 Décembre
2011 : « Cette crise qui sanctionne 30 années de désordres
planétaires dans l'économie, le commerce, la finance, la monnaie,
cette crise inouïe, sans doute la plus grave depuis la deuxième guerre
mondiale, cette crise n'est pas
terminée ».
…LES ENTREPRISES ASSASSINEES : Ce capitalisme fou ne détruit
pas simplement les emplois (ce qui est sa nature profonde) mais il tue les
entreprises en masse. C’est même par la destruction des entreprises, qu’il
nourrit les profits et les dividendes. C'est au cancer financier qu'il faut
s'attaquer si l'on veut sortir de la récession et de la crise.

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