Maintenant, c'est une expression de la plus grande inquiétude devant le camouflage sur l'avenir de SEAFRANCE. La semaine dernière, le Ministre des Transports s’opposait, avec des propos très forts, au projet de la SCOP porté par l’Organisation Majoritaire. Lundi 02 janvier 2012, sous pression de l’Elysée, renversement de situation : la SCOP devenait un projet « honorable » qu’il fallait soutenir mais sans aucun investissement de l’Etat !
Le financement se ferait, uniquement, avec les indemnités de licenciement revalorisées versées par la SNCF, SNCF qui vient d’être ponctionnée de 230 millions d’Euros par ce même gouvernement.
Un gouvernement que la CGT a rencontré -à de nombreuses reprises- sur ce dossier SEAFRANCE
(Ministère des Transports, Ministère des Finances) sans qu’aucune des réflexions et propositions
alternatives que nous ayons avancées ne soient retenues.
Et pour cause, toutes les propositions syndicales, dignes de ce nom, sont en complètes oppositions avec les orientations libérales européennes que soutient le gouvernement français.
La position gouvernementale est, pour nous, une manœuvre politique de campagne électorale qui ne lui coûte rien financièrement !
Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas utilisé le FSI (Fond Stratégique d’Investissement), mis en place par le Président de la République en réponse à la crise pour «sécuriser le capital des entreprises stratégiques », comme nous l’avons demandé ?
Le gouvernement français porte une lourde responsabilité dans la situation actuelle de SEAFRANCE et dans le dumping tarifaire et social qu'il a laissé s'instaurer sur le détroit de la Manche.
La priorité c’est l’avenir des emplois directs et indirects, c’est l’avenir du Pavillon Français et cela ne peut pas faire l’objet de déclarations politiques démagogiques à des fins électorales.
Les salarié-e-s attendent un autre engagement de l’Etat, vis-à-vis de SEAFRANCE, pour
pérenniser l’activité de la Société SEAFRANCE, du Pavillon Français et des emplois.
Voici malgré les réserves des bons plans concernant SEAFRANCE : la CFDT avec François Chérèque a poussé le président Sarkozy à augmenter la CSG des retraités à compter du 1er janvier 2012; le même syndicat dit majoritaire, participe à la disparition de l'entreprise, soutenant le dumping social sur le détroit, position syndicale abracadabrantesque.

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